Toute ruelle de la Vieille-Ville finit par conduire à la cathédrale. Même quand on ne la cherche pas.

La rue est vide, les pavés encore humides du soir. Les façades se resserrent de part et d’autre, et le regard n’a qu’une issue : le fond de la ruelle, où la flèche de Saint-Pierre s’élève au-dessus des toits. Les lampadaires viennent de s’allumer ; le ciel garde le rose du jour qui s’efface.
La ville a été bâtie ainsi — les rues montent vers l’église, comme si le tracé lui-même conduisait le pas. On ne décide pas d’aller vers la cathédrale : la pente s’en charge. Ceux qui ont pavé ces rues sont partis depuis longtemps ; la direction qu’ils ont donnée à la pierre, elle, demeure.